34Renseignements concernant les sous-marins
1.Introduction
Les Forces armées canadiennes, Marine royale canadienne, exploitent quatre sous-marins de classe Victoria. Les marins sont avertis qu’ils pourraient rencontrer ces sous-marins n’importe où au large des côtes canadiennes, en particulier près d’Halifax, y compris les secteurs d’opération au sud d’Halifax et de Victoria, y compris le détroit de Juan de Fuca et le détroit de Georgia, surtout près de Nanoose Bay. On rencontre fréquemment aussi des sous-marins de la marine américaine au large des côtes est et ouest du Canada. Les sous-marins peuvent se trouver en surface ou en plongée, navigant seuls ou accompagnés de bâtiments de surface et/ou d’aéronefs.
2.Indicateurs de présence de sous-marins
a)Signaux visuels émis par des bâtiments de surface accompagnés de sous-marins
Lorsqu’un bâtiment de surface est accompagné d’un sous-marin, le bâtiment de surface arborera le signal international NE2, ce qui signifie que Des sous-marins sont en exercice dans les environs; faire preuve d’une grande prudence. Les navires doivent gouverner de façon à éviter tout navire arborant ce signal. Si, pour une raison ou pour une autre, il est nécessaire de s’approcher de ce navire, les vaisseaux doivent avancer lentement jusqu’à ce qu’on annonce la zone de danger par radio VHF de passerelle à passerelle, par fanions ou par projecteur de signalisation. Il faut maintenir en tout temps une surveillance vigilante à l’égard des sous-marins, car leur présence pourrait n’être trahie que par un périscope ou un schnorkel dépassant la surface de l’eau.
b)Signaux pyrotechniques émis par les sous-marins
Un sous-marin navigant en profondeur, soit seul ou accompagné d’un bâtiment de surface ou d’un aéronef pourrait indiquer sa position en lançant une chandelle fumigène ou une fusée éclairante (voir la section 8)
c)Avis aux navigateurs
Dans certaines circonstances, des avis à l’effet que des sous-marins sont en exercice dans des secteurs spécifiés pourraient être émis sous forme de messages CANHYDROLANT et CANHYDROPAC diffusés sous forme d’avis aux navigateurs standard.
3.Feux de navigation
a)À maintes occasions, la disposition globale des feux des sous-marins et la silhouette réduite de ces sous-marins, en marche et au mouillage, ont fait que des sous-marins ont été pris pour des bâtiments beaucoup plus petits. Par exemple, des sous-marins au mouillage la nuit ont été pris pour deux bâtiments de moins de 50 m (164 pi) de long. La tête de mât et les feux latéraux des sous-marins sont placés bien en avant et très bas au-dessus de l’eau pour des bâtiments de cette longueur et de ce tonnage. En particulier, le feu de navigation de la tête de mât pourrait être bien en avant de la mi-longueur du sous-marin. Le feu de poupe se trouve très bas et pourrait parfois être partiellement obscurci par les embruns et les vagues, mais il est invariablement plus bas que les feux latéraux. L’on pourrait rencontrer certains sous-marins sans feu de navigation avant, et sur lesquels le feu de poupe est situé sur l’extrémité arrière de l’aileron. De plus, si l’on aperçoit un sous-marin lorsqu’il fait surface, ou peu de temps après, (ou juste avant de plonger), les feux latéraux ne seraient pas visibles puisque ceux-ci sont rentrés lorsqu’un sous-marin est submergé. Les feux de navigation des sous-marins de la classe Victoria sont habituellement placés comme suit :
i.feu de navigation de la tête de mât – au-dessus de
l’aileron à environ 9,27 m au-dessus de la surface;
ii.feu de poupe – à l’arrière de l’aileron à environ
6,84 m au-dessus de la surface;
iii.feux latéraux – sous le feu de tête de mât et en
avant de celui-ci, séparés d’environ 3,0 m, et à
7,63 m au-dessus de la surface;
iv.feu de mouillage avant – à l’avant (proue) à environ
5,5 m au-dessus de la surface; et
v.feu de mouillage arrière – à la poupe à environ
3,3 m au-dessus de la surface.
b)En plus d’arborer les feux de navigation prescrits
pour de tels bâtiments, certains sous-marins pourraient
comporter un feu jaune clignotant 90 fois par minute et visible
sur 360 degrés sur une distance d’au moins trois milles
nautiques. Ce feu se trouve au-dessus de l’aileron à environ
10,16 m au-dessus de la surface.
c)Les sous-marins submergés à profondeur de périscope
pourraient comporter un feu rouge ou jaune à clignotement
rapide ou visible sur tout l’horizon pour indiquer leur
présence aux aéronefs en exercice.
Remarque : Dans les eaux réglementées, l’on doit croiser les sous-marins avec prudence en respectant leur manœuvrabilité limitée à la surface, leur grand tirant d’eau et leur vulnérabilité aux collisions.
4.Indications qu’un sous-marin en plongée est en détresse
Un sous-marin désemparé incapable de faire surface essaiera d’indiquer sa position à l’aide des méthodes suivantes :
a)en larguant les bouées de détresse décrites à la
section 7 du présent avis dès que l’accident se
produit;
b)en tirant les signaux pyrotechniques rouges décrits à
la section 8 du présent avis. Bien que le sous-marin
puisse tirer ces signaux en tout temps, les signaux seront plus
probablement tirés à l’approche de bâtiments de surface et en
réponse aux signaux sonores de la section (5) (e). Il
s’agit de chandelles fumigènes spéciales qui transportent un
message et qui déversent un colorant. Tout devrait être mis en
œuvre pour obtenir ce message, qui se trouvera dans un
contenant tubulaire attaché au sommet de la chandelle
fumigène;
c)en pompant du carburant ou de l’huile de lubrification
à l’extérieur;
d)en faisant des bulles d’air;
e)personnel ou débris flottant à la surface. Le
personnel pourrait être inconscient ou incohérent à cause du
mal de décompression et pourrait être incapable d’expliquer sa
situation. Il se pourrait qu’il porte une combinaison de
sauvetage de sous-marin ou une combinaison d’abandon en surface
d’un sous-marin.
Combinaison de sauvetage de sous-marin Mk10 et radeau de
sauvetage pour une personne MK 1
Radeau de sauvetage pour une personne Mk 18 livré avec combinaison de sauvetage de sous-marin
Inflation Tube Oral Valve / Dust Cap = Bouchon anti poussière/robinet oral de tube de gonflage
‘D’ Ring = Anneau en D
Valise Retaining Snap Hook = Mousqueton de retenue de valise
Retaining Lanyard From Suit to Liferaft = Câble de retenue reliant la combinaison et le radeau de sauvetage
Carrying Handle = Poignée
Liferaft Attachment Webbing = Câble de fixation de radeau de sauvetage
Inflation Tube = Tube de gonflage
Inflatable Seat = Siège gonflable
Buoyancy Chamber = Flotteur
Stabilizing Water Pocket = Poche de stabilisation
Retaining / Protection Flap = Dispositif de protection/de retenue
Canopy = Enveloppe
Spray Shield = Écran anti-embruns
Deflation Port = Orifice de dégonflage
Drogue = Ancre flottante
Operating Mechanism / CO2 Cylinder = Mécanisme / bouteille de CO2
Water Activated Battery And Lamp = Lampe et batterie à actionnement hydraulique
Boarding Handle = Poignée d’embarquement
Reflective Sheeting = Revêtement réfléchissant
5.Abandon en surface d’un sous-marin
a)Il y a de nombreuses raisons qui pourraient forcer
l’équipage d’un sous-marin à abandonner son navire. Dans la
plupart des cas, ces raisons comprendront les dommages causés
par un incendie, une inondation, une contamination de l’air ou
une situation urgente de réacteur. Les circonstances poussant
l’équipage à abandonner son sous-marin prendront rapidement de
l’ampleur et entraîneront très probablement une évacuation
rapide pour laquelle le temps de préparation aura été
court.
b)L’abandon en surface d’un sous-marin se fait en
évacuant le sous-marin par les écoutilles du pont principal ou
les écoutilles d’aileron/de kiosque. Il s’agit d’une opération
extrêmement difficile, particulièrement lorsque la mer est
grosse; de plus, contrairement aux bâtiments de surface, les
sous-marins n’offrent aucune protection de franc-bord et ne
sont habituellement pas munis de gros radeaux de sauvetage ni
de provisions prêtes à consommer pour soutenir et nourrir
l’équipage.
c)Une fois le sous-marin abandonné, les survivants font
face à de nombreux défis et conditions défavorables en
attendant les forces de sauvetage. Il est peu probable que les
survivants d’un sous-marin abandonné aient souffert du mal de
décompression; cependant, l’inhalation de fumée, les radiations
et l’hypothermie pourraient avoir fait des victimes ou
gravement blessé certains.
d)Les survivants porteront probablement une combinaison
de sauvetage ou, dans certains cas, une combinaison d’abandon
en surface d’un sous-marin; de plus, ils pourraient être
attachés les uns aux autres ou se trouver dans des radeaux de
sauvetage portatifs ou fixes.
Combinaison d’abandon en surface d’un sous-marin
La combinaison d’abandon en surface d’un sous-marin est une combinaison d’immersion unitaille à haut rendement en un morceau conçue pour procurer un niveau exceptionnel de protection thermique et de flottaison au personnel immergé dans des eaux froides pendant une période pouvant aller jusqu’à 12 heures.
Combinaison d’abandon en surface d’un sous-marin
Radeau de sauvetage portatif gonflable pour sous-marin et pouvant accueillir six personnes
Les sous-marins de la classe Victoria transportent dix radeaux de sauvetage portatifs gonflables pour sous-marin pouvant accueillir six personnes. Ces radeaux de sauvetage sont conçus dans le cas d’abandon de bâtiment et doivent être utilisés avec la combinaison d’abandon en surface d’un sous-marin.
LIGHTING SYSTEM = SYSTÈME D’ÉCLAIRAGE
INNER LIFELINE = CÂBLE DE SAUVETAGE INTÉRIEUR
RESCUE LINE AND QUOIT = ANNEAU ET CÂBLE DE SAUVETAGE
BOARINDG HANDLES = POIGNÉES D’EMBARQUEMENT
BOARDING RAMP = RAMPE D’EMBARQUEMENT
WATER POCKET = POCHE DE STABILISATION
OUTER LIFELINE = CÂBLE DE SAUVETAGE EXTÉRIEUR
LOWER BUOYANCY CHAMBER = FLOTTEUR INFÉRIEUR
UPPER BUOYANCY CHAMBER = FLOTTEUR SUPÉRIEUR
FOOTSTEP LADDER AND HAULING-IN LINE = ÉCHELLE ET CÂBLE
D’EMBARQUEMENT
ARCH = ARC
RAIN-WATER CATCHMENT = SYSTÈME DE COLLECTE DE L’EAU DE
PLUIE
CANOPY = TOIT
6.Mesures d’urgence pour sous-marin
a)Dans tout accident de sous-marin, le temps est le
facteur qui a le plus d’incidence sur les chances de sauvetage
des survivants. Au premier signe d’un accident de sous-marin –
en observant les indices présentés à la section 4 du
présent avis ou en ayant une collision avec un sous-marin –
l’on doit faire un compte-rendu sur le champ par les moyens
les plus rapides disponibles auprès du Quartier général des
Forces maritimes de l’Atlantique à Halifax (Nouvelle-Écosse),
numéro de téléphone : 902-427-2501 ou au Quartier général
des Forces maritimes du Pacifique à Esquimalt
(Colombie-Britannique), numéro de téléphone :
250-363-2425) selon le cas, ou au Centre des services de
communications et de trafic maritimes le plus
près.
b)L’opération de sauvetage de sous-marin a comme
objectif principal de sauver des vies et donc devra atteindre
les objectifs suivants :
i.déterminer la position exacte du sous-marin;
ii.avoir un navire sur place pour recueillir les
survivants; si possible, les embarcations devront être à l’eau
au moment où l’on retrouvera des survivants;
iii.informer le personnel enfermé que les secours sont
arrivés;
iv.soigner les survivants;
v.faire venir un caisson hyperbare sur les lieux;
et
vi.faire venir des plongeurs, de l’équipement de
sauvetage, etc., sur les lieux pour aider le personnel du
sous-marin.
c)Il existe des organismes des Forces maritimes de
l’Atlantique et des Forces maritimes du Pacifique créés pour
effectuer une opération de recherche et sauvetage de
sous-marin, et qui sont tenus en alerte. Cependant, il est
clair que le personnel de tout bâtiment peut, en tout temps,
découvrir des preuves qu’une catastrophe impliquant un
sous-marin s’est produite et que si ce même personnel prend des
mesures rapides et appropriées comme celles décrites
précédemment, il pourrait jouer un rôle vital dans toute cette
affaire. On ne doit pas hésiter à faire un rapport sur ce que
l’on suspecte être un accident de sous-marin même si on a été
incapable d’affirmer hors de tout doute raisonnable qu’un
accident de sous-marin s’est produit. Les Forces maritimes de
l’Atlantique et les Forces maritimes du Pacifique du Canada
sont prêtes à réagir en conséquence.
d)En tout temps après un accident de sous-marin, les
survivants pourraient tenter de s’échapper de leur sous-marin.
Les conditions à l’intérieur du bâtiment risquent de se
détériorer rapidement, et on ne reportera l’évacuation que pour
donner aux navires de sauvetage le temps d’atteindre les lieux
de l’accident. Tout navire qui trouve une bouée qui indique
qu’un sous-marin est en difficulté ne doit donc pas quitter sa
position, mais demeurer dans le secteur, assez loin, prêt à
recueillir les survivants. Les survivants remonteront
pratiquement à la verticale et il est important qu’ils aient
suffisamment d’espace pour remonter en toute sécurité. En
arrivant à la surface, le personnel pourrait être épuisé ou
malade et, si les circonstances sont favorables, la présence
d’une embarcation déjà à l’eau est très souhaitable. Certaines
personnes pourraient devoir subir une compression, et le
commandant des Forces maritimes de l’Atlantique ou du
Pacifique, selon le cas, tentera d’amener ces personnes à un
caisson hyperbare sans délai.
e)Pour que ceux qui sont enfermés dans le sous-marin
soient informés que de l’aide est disponible, les forces de
sauvetage pourraient lancer jusqu’à 12 petites charges
explosives (une charge à toutes les cinq secondes) dans la
mer. Il n’y a aucun problème à utiliser de petites charges dans
ce but, mais il est d’une importance vitale qu’elles ne soient
pas lancées trop proche, puisque les marins qui sont en train
de remonter sont particulièrement vulnérables aux explosions
sous-marines et pourraient facilement subir des blessures
mortelles. Une distance d’un quart de mille nautique est
considérée sécuritaire. Si aucune petite charge n’est
disponible, l’utilisation d’un sondeur acoustique ou le fait de
frapper sur la coque du navire avec un marteau depuis une
position sous la ligne de flottaison est susceptible d’être
entendu dans le sous-marin. Ces méthodes de signalement
rassureront les survivants enfermés et devraient donc être
utilisées à intervalles réguliers.
7.Bouées de détresse des sous-marins canadiens
a)Les sous-marins canadiens de la classe Victoria sont
munis de deux bouées indicatrices qui sont reliées au
sous-marin par une ligne d’amarrage. Ces bouées portent
l’inscription FORWARD ou AFT pour indiquer de quelle extrémité
du sous-marin elles ont été libérées et portent le numéro
d’identification du sous-marin. Elles peuvent être libérées
depuis l’intérieur du bâtiment en cas d’urgence ou en tout cas
selon lequel le sous-marin ne peut faire surface. Ces bouées ne
sont pas équipées d’un téléphone et il n’est donc pas
nécessaire de s’en approcher. On doit faire très attention de
ne pas endommager la bouée et sa ligne d’amarrage et on ne
devrait y toucher que si la bouée est en train de couler. Dans
ce cas, un bâtiment doit tenter de soutenir la bouée en
exerçant le moins de tension possible sur la ligne d’amarrage
en nylon. Attacher un radeau de sauvetage à la bouée pourrait
être le meilleur moyen d’obtenir un soutien adéquat. Il serait
très dangereux de couper la ligne d’amarrage car on pourrait
perdre l’emplacement*du sous-marin en détresse.
b)Les bouées indicatrices des sous-marins de la classe
Victoria sont des bouées de modèle 060 et de
type 639. Ces bouées, enroulées de ruban réfléchissant
argenté et de ruban réfléchissant orangé Scotchlite de façon
alternante autour de la moitié supérieure de leur corps, sont
munies d’un feu blanc qui clignote à toutes les deux secondes.
La bouée a un identificateur visuel à trois caractères
conformément au ATP 57 – NATO Submarine Search and Rescue
Manual. Il y a un boulon d’amarrage dans le bas de la bouée
auquel est accrochée une ligne d’amarrage en nylon de
1,3 cm de circonférence et de 1 000 m de long.
Les bouées ont un franc-bord d’environ 15,2 cm. La bouée a
une antenne fouet verticale télescopique qui se projette à une
hauteur de 1,77 m au-dessus de la bouée. Un feu blanc qui
clignote environ deux fois par seconde pendant au moins
40 heures est fixé au centre de la surface supérieure.
Dans le noir, et dans de bonnes conditions météo, le feu est
visible à une distance de 3,2 km sans jumelles. Pour des
raisons d’identification, l’inscription suivante se trouve sur
chaque bouée autour de la surface supérieure.
EN ANGLAIS – S.O.S. (identification number). Finder inform Navy, Coastguard or Police. Do not secure to or touch.
EN FRANÇAIS – S.O.S. (numéro d'identification.) Prévenir
immédiatement autorités maritimes. Défense de toucher.
Chaque sous-marin canadien possède deux bouées qui sont
équipées d’une radio à transmission automatique utilisant la
fréquence 243,0 MHz et la fréquence du système mondial de
détresse et de sécurité en mer (SMDSM) (406,025 MHz). Les
signaux sont transmis automatiquement lorsque la bouée
indicatrice est libérée. À la fréquence 243 MHz, le son
est une tonalité aiguë qui se transforme en une tonalité grave
suivie d’une coupure. Cette séquence se répète et ces tonalités
répétées activent l’équipement de recherche et sauvetage à
réception automatique. À la fréquence SMDSM, un code de
15 caractères est transmis en format numérisé. Ce code est
reçu par satellite et correspond à la bouée indicatrice
spécifique. Le code est identifié par les centres de
coordination des opérations de sauvetage. Les bâtiments qui
détectent ces signaux doivent immédiatement transmettre leur
position et la profondeur de l’eau, et, si possible, une idée
de la puissance du signal. Si l’on aperçoit une telle bouée à
un endroit où la profondeur dépasse 1 000 m, il est
certain qu’elle dérive, et ce fait doit aussi être transmis dès
que possible.
Bouée
indicatrice 639
c)Le radiophare de localisation de sous-marin en cas d’urgence (RLSU) est un SMDSM approuvé pour être utilisé avec les sous-marins.
Le RLSU a les caractéristiques suivantes :
-approuvé par COSPAS-SARSAT, 406 MHz/121,5 MHz
(radioralliement);
-données de positionnement par satellite fournies dans
un message (COSPAS-SARSAT);
-capable d’être lancé par un sous-marin et à la main;
On en transporte quatre à bord et ils peuvent être lancés à
l’aide des éjecteurs sous-marins de leurres sonores.
Le RLSU est conçu pour être lancé à partir de sous-marins ou à
la main par-dessus bord. Le RLSU est un dispositif de 3 po
de diamètre dont la longueur globale maximale est de
41,285 po et le poids maximal est de 8,2 lb.
Le RLSU a une durée de vie opérationnelle d’au moins
48 heures.
Le RLSU est actionné une fois que la pièce de lancement
(launch tab) est pliée vers l’arrière pendant le
lancement par le sous-marin ou pliée à la main.
Une fois à la surface, le RLSU commence immédiatement à
déterminer sa position à l’aide du système GPS et à transmettre
au système COSPAS-SARSAT sur la fréquence 406,025 MHz un
message numérique qui contient sa position GPS
initiale (valeur par défaut jusqu’à ce que la position GPS
ait été déterminée), le temps écoulé depuis l’activation et son
propre numéro d’identification. Aucune autre mise à jour de la
position n’est effectuée.
Six heures après l’activation, le RLSU commencera à
transmettre un signal de radiophare sur la fréquence
121,5 MHz pour aider à localiser la bouée. L’opération se
poursuivra jusqu’à la désactivation du RLSU ou jusqu’à ce que
la pile soit à plat (min. de 48 heures).
RLSU
8.Pièces pyrotechniques de sous-marin
Il est possible que les pièces pyrotechniques d’un sous-marin soient prises pour des marqueurs de marine d’aéronef, des flotteurs, des bouées sonores, etc. Donc, lors de l’identification, il faut aussi faire référence au paragraphe 9.
a)Chandelle fumigène – Une fois lancées depuis
un sous-marin en plongée, ces chandelles blanches brûlent
pendant une période de 4 minutes maximum, émettant de la
fumée et produisant des flammes, et sont visibles de jour comme
de nuit.
b)Fusée éclairante – Un contenant flotte à la
surface et une petite charge explosive projette un contenant
dans les airs à une hauteur d’environ 150 m (450 pi).
La fusée éclairante rouge ou verte descend suspendue à un
parachute. Similairement au feu de fusée VERI, une lumière est
visible pendant environ 15 à 45 secondes.
c)Porte-message – Lorsque la fusée éclairante
rouge flotte à la surface et le contenant est projeté dans les
airs, le nez de la fusée éclairante est expulsé et flotte à la
surface. Il libère alors un colorant fluorescent vert dans
l’eau afin de marquer sa position. A l’intérieur du nez se
trouve un compartiment de message qui pourrait contenir un
message du sous-marin échoué. Tout devrait être mis en œuvre
pour obtenir le message.
FUSÉE ÉCLAIRANTE LANCÉE PAR UN SOUS-MARIN (FELS) MK2
Zone du nez de la FELS MK2 où l’on place le message
FELS MK2 (R) – Image de l’intérieur du nez sur laquelle on peut voir le colorant
a. Nose Body = a) Nez
b. O-Ring = b) Joint torique
c. Fluorescein dye pellets = c) Pastilles de colorant fluorescent
d. Screw on Message Cap = d) Capuchon vissable dans lequel on place les messages
e. Check Valve Assembly = e) Clapet de non-retour
f. Surface Sensing Ring = f) Anneau de détection de la surface
g. Connecting Rod = g) Tige de raccordement
h. Surface Sensing Wire Connector = h) Raccord de fil de détection de la surface
Fusée éclairante à parachute rouge lancée à l’aide d’un sous-marin
9.Marqueurs de marine
L’équipement suivant peut être largué par un aéronef ou un navire et, à moins d’être examiné de près, peut être pris pour des pièces pyrotechniques de sous-marin;
a) Bouées sonores
Toutes les bouées sonores présentement utilisées par les Forces
armées canadiennes sont cylindriques avant d’être déployées et
ont les dimensions suivantes :
Diamètre : 120,7 mm à 123,8 mm
Longueur : 909,6 mm à 917,6 mm
Une fois déployées, cependant, les caractéristiques physiques des
bouées sonores varient considérablement selon leur utilité et
leur fabricant.
Avertissement : Certaines bouées sonores contiennent des
piles au lithium, ce qui peut présenter un danger. Le fait de
mal utiliser le chargeur des piles au lithium pourrait rendre
les piles extrêmement chaudes, entraîner l’émission de gaz
toxiques, déclencher un incendie et produire une explosion. La
plupart des bouées sonores utilisent des bouteilles de
CO2 pour gonfler le flotteur de surface et
pourraient se révéler dangereuses si la manipulation de
celles-ci les causait à se déclencher par accident.

b)Avertissement : Les marqueurs contiennent une composition pyrotechnique (phosphore rouge), sont très dangereux si la combustion n’est pas complète, et pourraient causer de graves brûlures en cas de manipulation.
Marqueur de marine C2A2
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